L’Islam et le travail
10/11/2015
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L’islam ne cesse de consacrer la valeur du travail. Il le considère comme un devoir. Il admet que les besoins de l’homme sont aussi nombreux que divers : nourriture, habit, logement et bien d’autres. L’homme doit subvenir à ses besoins mais à travers des moyens licites. Il est donc de son devoir de travailler, mais tout en observant un certain équilibre entre une adoration rituelle et dévouée de Dieu d’une part, et la quête licite et continuelle des besoins vitaux pour subsister d’une autre part.
Dieu, le très Haut, dit : « Et recherche à travers ce que Dieu t’a donné, la Demeure dernière. Et n’oublie pas ta part en cette vie. Et sois bienfaisant comme Dieu a été bienfaisant envers toi. Et ne recherche pas la corruption sur terre. Car Dieu n’aime point les corrupteurs ». (Al quassas 77)
C’est pourquoi l’Islam interdit aux fidèles d’utiliser la religion comme prétexte pour ne pas travailler ou pour justifier leur désœuvrement et leur paresse. Il leur recommande de se disperser sur la terre après la prière pour chercher leur substance et gagner leur vie de manière légale et licite.
Dieu, gloire à Lui, dit : « Puis, quand la prière (la salat) est achevée, dispersez-vous sur la terre, et recherchez de la grâce de Dieu, et invoquez beaucoup Dieu afin que vous réussissiez. »(Le Vendredi 10 ; Al Jumua)
Les savants disent que ce verset met l’accent sur le travail, sur le commerce, et sur toute occupation qui permet à l’individu de subvenir à ses besoins élémentaires et vitaux.
L’Islam incite aussi les croyants à se confier à Dieu, et à compter sur eux-mêmes pour gagner leur vie et à ne pas compter sur les autres, car le travail rend l’homme autonome et lui procure un sentiment de satisfaction et de respect envers sa propre personne. C’est pourquoi l’Islam a loué toute occupation qui permet à un individu de gagner sa vie à sa sueur, et a réprouvé la mendicité sauf dans un cas d’extrême besoin. Aouf ibn Mâlik Al-Achjaï rapporte : « Nous étions neuf, huit ou sept personnes chez le Messager de Dieu (Bénédiction et salut de Dieu sur lui) lorsqu’il nous dit : « Ne voulez-vous pas prêter serment d’allégeance au Messager de Dieu ? » alors qu’on venait de le faire. Alors nous lui dîmes : « Nous vous avons prêté serment d’allégeance ô Messager de Dieu ». Il dit : « Ne voulez-vous pas prêter serment d’allégeance au Messager de Dieu ? » alors nous dîmes : « Nous vous avons prêté serment d’allégeance ô Messager de Dieu » Puis il dit : « Ne voulez-vous pas prêter serment d’allégeance au Messager de Dieu ? » Alors nous tendîmes les mains et nous lui dîmes : « Nous vous prêtons serment de vous obéir ô Messager de Dieu mais à faire quoi» ; Alors il dit :« de n’adorer que Dieu et de n’adorer aucun Dieu à part Lui, de pratiquer les cinq prières rituelles et d’obéir (puis il dit un mot que n’entendîmes pas) et de ne rien mendier ». Le Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) dit aussi : « l’homme qui n’arrête pas de mendier vient, le Jour Dernier, le visage sans chair». Les exégètes disent que dans ce hadith il y a un avertissement sévère à ceux qui mendient continuellement sans arrêt. Les imams disent à ce propos qu’il n’est point permis à quiconque de mendier quelque chose sauf dans des cas d’extrême besoin. Si l’homme est dans la disette, qu’il ne trouve pas quoi dépenser, et qu’il se voit dans l’obligation de mendier, dans ce cas, il lui est permis de le faire ; mais s’il demande l’aumône pour trouver de quoi se procurer des choses complémentaires qui relèvent du confort, alors cela est tout-à-fait illicite. Le Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) dit : « Celui qui demande aux gens de leur argent afin d’augmenter ses propres biens ne fait que demander de la braise. Alors qu’il minimise ou qu’il accumule en quantité » Les exégètes disent à propos de ce hadith que la braise est une métaphore pour désigner le châtiment réservé à celui qui s’adonne à ce genre d’activité. D’ailleurs plus il mendie plus sa peine sera sévère, et s’il arrête de mendier il s’épargne le châtiment de Dieu. Ce hadith est aussi une preuve que la mendicité illicite est fortement réprouvée .Le Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) dit : « Que l’un d’entre vous transporte sur son dos des fagots de bois est meilleur pour lui qu’il ne réclame de l’argent auprès de qui que ce soit, que cet argent lui soit donné ou non. » Les savants disent qu’il y a dans ce hadith une exhortation aux gens à travailler et à peiner pour subvenir à leurs besoins, et nous montre que demander l’aumône aux gens alors qu’on peut gagner sa vie à sa sueur est une chose inadmissible. Si l’on regarde de près les références islamiques, on trouvera beaucoup d’exemples qui exhortent au travail et réprouvent l’oisiveté et la paresse. Jetons un coup d’œil sur quelques-uns d’entre eux.

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[title size= »h3″]Le Prophète et le travail[/title]

Le Messager de Dieu ne s’est point contenté de parler de l’importance du travail et du gain licite de la vie, il en a donné lui-même l’exemple, et ce en montrant par les actes comment le musulman doit travailler et persévérer pour gagner sa vie. En effet, il a été lui-même berger, il a travaillé dans le commerce, et il s’occupait lui-même des affaires de sa maison et de sa famille. Quand les musulmans bâtirent la première mosquée à El Médina, il a participa dans le travail et a transporté les pierres sur ses nobles épaules. Quand les musulmans avaient besoin de creuser une tranchée tout autour de La Médina pour se protéger des coalisés, il a pris la pioche et a creusé comme tout le monde, comme ses compagnons et les autres fidèles.
Tous ces exemples montrent l’importance que donne le Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) au travail et à la persévérance.
– Les prophètes et le travail Le prophète dit aussi : « David (paix de Dieu sur lui) vivait du produit de sa main et ne mangeait qu’à sa sueur. Il dit (bénédiction et salut de Dieu sur lui) que Zacharie était menuisier, c’est-à-dire qu’il gagnait sa vie du labeur de ses mains.
– Les Compagnons du Prophète et le travail
Aicha (que Dieu soit satisfait d’elle) dit que les compagnons du Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) étaient travailleurs eux-mêmes. Et que Omar ibn Al-Khattâb disait : « Personne d’entre vous ne doit s’abstenir de travailler pour s’asseoir et dire à Dieu : donne-moi, l’or et l’argent ne tombent pas du ciel comme la pluie »
Malik ibn Anas rapporte que lorsque Abderrahmane Ibn Aouf était venu à La Médina, le Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) l’a lié par le pacte de la fraternité à Qais ibn Errabi’ Al ansari et ce dernier lui proposa la moitié de ses biens et l’une de ses deux femmes. Abderrahmane Ibn Aouf n’avait pas accepté et s’est contenté de demander à son frère conventionnel de lui montrer le marché pour se lancer dans le commerce. Et a ainsi réussi à gagner quelques produits. Lorsque le Prophète(bénédiction et paix de Dieu sur lui) l’a vu quelques jours après, il était un peu pale, il lui demanda ce qu’il était advenu de lui. Abderrahmane ibn Aouf l’informa qu’il s’était marié d’une femme de la Médina « ansaria ». Le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) lui demanda quelle dot a-t-il donnée à son épouse, « le poids d’un noyau d’or » lui répondit-il. Le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) lui dit « Festoie ton mariage ne serait-ce qu’en égorgeant un mouton »,Sahih Al Boukhari

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[title size= »h3″]Le travail dans la religion islamique et l’intérêt commun[/title]

L’Islam cherche continuellement à répandre la piété et à débarrasser la société de tout ce qui est turpitude et corruption. C’est d’ailleurs pourquoi cette religion exhorte les musulmans à travailler et à peiner pour gagner licitement leur vie. Ainsi, quand chaque membre de la société s’applique à gagner son pain légalement, la vie dans la société ne sera que meilleure et il n’y aura plus ni problèmes ni délits tels que le vol, les jeux de hasard, la vente et la consommation de la drogue, le chantage et j’en passe. L’Islam nous incite à nous presser à payer les ouvriers et à leur remettre leurs dus sans retard.
Abdullah ibn Omar rapporte que le Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit : « Donnez à l’ouvrier son dû avant que ne sèche sa sueur » (Assounan de ibn Maja)

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[title size= »h3″]Conclusion[/title]

L’Islam est une religion qui incite ses disciples à adorer convenablement Dieu, le très Haut, le Glorieux ; mais en même temps, il les exhorte à ne pas se désintéresser de la vie de ce bas-monde, sapant ainsi à ses fondements l’opinion de ceux qui prétendent qu’il est impossible de joindre la vie mondaine et la vie de l’au-delà.
L’Islam exhorte ses fidèles à discerner ce qui est licite de ce qui ne l’est pas avec application. Il leur interdit de mendier que dans un cas d’extrême besoin. Et il les exhorte aussi à aller sur les pas du Maître de l’humanité et le meilleur homme que Dieu ait créé : le Messager de Dieu, Mohammad (Mahomet) (bénédiction et salut de Dieu sur lui). Lui qui mangeait du labeur de ses propres mains. L’Islam nous montre aussi que, après le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui), et ses compagnons (que Dieu soit satisfait d’eux), les meilleurs fidèles sont ceux qui travaillent assidûment pour subvenir à leurs besoins. Il nous montre aussi qu’il n’y a pas une meilleure façon d’amener les gens à faire un travail bien fini sinon qu’en les payant à temps.

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