L’Islam et la politique
10/11/2015
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En Islam, la politique de la religion sont indissociables et chacune d’elle a son importance. Pour justifier cela notre preuve repose sur trois dimensions : la dimension logique, la dimension théorique et enfin la dimension pratique.
Sur le plan logique, nous dirons que l’islam a un rôle important dans la politique et l’état. L’islam regarde la politique comme une opération administrative, qui vise à servir les gens, à protéger leurs intérêts et organiser leur vie d’une manière générale en donnant la priorité à l’équité. En d’autres termes, l’objectif de cette opération est d’élargir le champ de la justice et le préserver, et réduire celui de l’injustice et du parti pris voir l’éliminer. C’est dans ce sens que donne l’Islam à la politique que réside la dimension logique du rôle de l’islam dans la politique. L’application des règles et des principes islamiques ne peut prendre forme sans l’existence d’un pouvoir politique. C’est pourquoi les savants musulmans et les connaisseurs en lois islamiques sont convenus que le musulman doit élire (page 56) un Calife ou un Imam pour guider les musulmans. En d’autre terme, et tenant compte de ce consensus, il est du devoir des musulmans d’élire une autorité politique qui gouverne la société islamique.
Sur le plan théorique : On ne peut renier l’intérêt que donne l’Islam à la politique. Nombre de versets coraniques ainsi que des hadiths traitent de la politique en tant que moyen de protéger la foi et la société musulmane. A ce stade, l’Islam définit les grandes lignes de la politique, le mode de vie, les valeurs, les objectifs à atteindre et les bases sur lesquelles se fonde le gouvernement d’une société islamique. En islam, il est du devoir de l’individu, du pouvoir en place ou de toute autre instance responsable de chercher l’équité. Dieu, gloire à Lui, dit : « Si vous juger, faites-le dans l’équité ». Dans ce sens, le coran exhorte le Prophète ainsi que ses compagnons et tout musulman au pouvoir à suivre les directive de Dieu, de consulter ses compagnons, d’échanger d’idées et d’opinions pour que la décision qui sera prise fasse le bonheur des musulmans.
C’est dans le cadre de cette conception des choses que le Prophète a cherché à renforcer chez les musulmans leur sens de la responsabilité. Il n’a pas cessé de leur rappeler leur responsabilité à l’égard de leur société et à l’égard de ce dont ils sont censés être responsables. Il dit (paix et salut de Dieu sur lui) vous êtes tous bergers et chacun d’entre vous est responsable de sa bergerie. Remarquons ici que le sens de responsabilité est laissé délibérément vague et non précis. Pour l’individu, le cadre de cette responsabilité se limite au commencement à la famille, mais après il s’élargit pour englober la société surtout quand il s’agit d’un chef ou d’un prince. Le principal objectif est de consacrer chez les musulmans le sentiment de responsabilité commune et de solidarité. Donc, bien que les consignes de l’islam à ce sujet soient vagues et générales, elles donnent au musulman le sentiment d’appartenance de complémentarité et d’union et la capacité de s’adapter avec les conditions inconstantes au lieu de s’attacher à des idées qui ne peuvent ni changer ni se développer.
De surplus, du point de vue pratique, on voit la sunna prophétique consacrer les principes de la politique islamique et fournit aux musulmans bon nombre d’idées concernant la politique et ses principes. Telles que : la justice, l’égalité, la concertation, et toute autre question ayant rapport avec l’état, la direction ou la Califat
Cependant, malgré le grand intérêt que donne l’Islam à la politique, la question qui se pose est si les orientations et les visions de l’islam doivent-être d’ordre général ou spécial. Ce sujet ne peut se discuter d’une seule façon, la suivante :
1) L’objectif principal de l’Islam est de fonder une société islamique parfaite et non un état, dès lors le type de régime importe peu, parce que dès que s’installe une société coranique elle devient par conséquent un état islamique.
2) Le fait que le coran n’ait pas mentionné avec précision le type de régime politique de l’état, peut se comprendre quand on prend en considération le caractère inconstant de la société et de son environnement. Le fait de ne pas accorder trop d’importance aux détails donne aux musulmans la capacité de s’adapter avec les changements qui peuvent avoir lieu, et ainsi réaliser le régime politique le plus adéquat en rapport avec les changements spatio-temporel. Cette souplesse sous entendue permet à la société islamique d’évoluer et de suivre le progrès de l’humanité.
3) L’idée de l’universalité de l’Islam a donné aux savants la force de lever le défi d’adapter les situations politiques et sociales aux valeurs et aux critères islamiques.
A travers le temps, le consensus a été, en tant que mode de réflexion, un moyen pour les savants d’élargir les horizons théoriques et les applications pragmatiques même en ce qui concerne les sujets essentiels.
Finalement, L’islam n’a pas dit explicitement le type de régime qu’il préfère –ou refuse- (royal, républicain..) mais en contrepartie il a défini le principe qui détermine le niveau et le rendement du pouvoir en place : gouverner les avec justice. En conclusion, nous dirons que le Coran a promis le pouvoir et l’ordre aux croyants fidèles. Dieu, gloire à Lui, a promis que la terre l’hériteront ceux qui suivent le droit chemin tracé par le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) craignent Dieu, Gloire à Lui et cherchent à appliquer la justice. Cette promesse ne se réalisera pas si les musulmans manquent à leur promesse et abandonnent leur religion.

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[title size= »h3″]Le régime politique en Islam[/title]

L’Islam est venu réformer les sociétés subdivisées en tributs et petits états où sévissent l’anarchie et la corruption. De là l’Islam a installé un système complet qui organise la vie avec tous aspects : politique, social et religieux. La religion islamique ne se limite pas au côté religieux mais une religion qui traite toutes les causes humaines. A peine l’état islamique commençait à prendre forme et jeter ses fondations, que le Prophète a mis les principes de base à base desquels il traitera toutes les affaires qui concernent l’homme d’une manière générale et les musulmans particulièrement. Après avoir émigré avec ses compagnons vers la Médina, le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) a instauré un régime politique sage qui assure la coexistence pacifique des musulmans avec les juifs et les chrétiens. Il signa avec les juifs un pacte qui touche à tous les aspects de la vie. Puis un pacte, la trêve d’El Houdaybia, avec les associateurs d la Mecque. Après quoi il a mis les principes généraux qui régissent ses rapports avec les non-musulmans dans ses conquêtes. Après la mort du Prophète (paix et salut de Dieu sur lui), ses compagnons (que Dieu soit satisfait d’eux) ont installé un régime politique à la lumière des consignes du coran et ceux de la sunna prophétique et c’est ainsi qu’est apparu le premier régime politique islamique qui est le Califat. Grâce à ce régime politique qui se fonde sur l’équité, les musulmans ont régné sur une grande partie du monde, pendant plusieurs décennies, un régime qui a assuré à chaque individu une vie aisée, la paix et la sécurité. Cependant le régime islamique n’est pas né lorsque l’état islamique est devenu puissant, il est né le jour où le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) a envoyé ses massages aux puissants rois du monde les appelant à se convertir à l’islam.

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[title size= »h3″]Définition de la politique et le régime islamique[/title]

Le mot politique en arabe veut dire veiller sur une chose pour qu’elle soit bien. C’est un mot arabe intrinsèque complet mais dont le sens se distingue de celui qui signifie tout ce qui concerne l’état et le pouvoir. Donc, on désigne par le mot politique tout ce qui apporte le bien et repousse ou évite le mal. C’est par l’ajout d’autres sens à cette définition que se précise le sens conventionnel du terme. Si on lui ajoute la notion de sujets (peuple) il exprime tout ce qui est utile et bien pour ce genre d’affaires moyennant le conseil loyal, la réprobation et l’indication du droit chemin en plus des procédés administratifs et étatiques qui aboutissent à la réalisation de l’intérêt commun. Ibn Taymya (puisse Dieu lui accorder sa miséricorde) définit la politique comme étant le savoir qui repousse méfaits du monde et attire ses bienfaits. La politique repose, dans son application, sur deux bases : la base de la raison et devient par conséquent une politique rationnelle ou civile ; et la base des textes religieux (la charia) avec ce qu’ils ont indiqué ou signifié et avec ce que l’esprit de l’homme a pu en comprendre dans le but de réaliser ce à quoi exhorte les lois islamiques et elle devient une politique religieuse.
Le mot politique a figuré dans les livres du patrimoine et a été utilisée par les savants dans différentes acceptations : l’ensemble des lois islamiques portant sur le dépôt de confiance concernant l’argent, la justice dans les jugements selon les limites de Dieu, tenant compte de Ses droits de ceux des hommes. Ce qu’ont décrété les gens qualifiés au pouvoir. La réprimande, la réprobation et la correction. On arrive là au sens conventionnel du terme politique chez les savants musulmans : c’est l’ensemble des lois religieuses, qu’elles soient démontrées au moyen d’une preuve spécifique ou au par réinterprétation (ijtihad) et dont l’usage est source de bien-être pour les musulmans et repousse le mal et la corruption, et elles ne se limitent pas aux lois concernant l’état islamique du point de vue type de régime, la nature du pouvoir en place, ses origines, sa constance , sa passation …
En s’appuyant sur ce sens, on trouve que la politique islamique est une politique qui englobe tous les aspects de la vie parce qu’elle concerne ce qui est bien pour l’homme et ce qui éloigne de lui le mal.
Nous aboutissons à l’idée suivante que le mot politique a un sens vague et générique en islam et signifie tout intérêt réalisé pour l’homme et tout méfait qui lui est épargné. Différemment du sens qu’on lui donne de nos jours où la politique signifie tout ce qui concerne l’état et ses rapports avec les autres états. Le terme a aussi d’autres acceptations dans ce sens : la politique est l’art de gouverner un état et de gérer ses relations avec l’étranger. La politique est la science de l’état qui veut dire l’étude du régime de l’état, ses lois, son système législatif, les mécanismes que l’état utilise pour gouverner les pays. Elle se résume en tout ce qui concerne le gouvernement et le pouvoir et non comme le définit l’Islam. Les experts en politique ont trouvé difficile de donner un sens unique au mot politique, mais tous conviennent à dire que c’est tout ce qui concerne le pouvoir dans un pays
Le mot ordre désigne en arabe le fil dans un chapelet de perles ou autre. Ordonner veut dire disposer dans un certain ordre des éléments de façon à obtenir un ensemble régulier, harmonieux ou fonctionnel. Le mot désigne aussi le collier de diamants. Le mot désigne aussi caractère et comportement. Il est dans le même ordre veut dire qu’il n’a pas changé de nature, il a la même habitude. L’ordre veut dire interrelation, droiture et succession harmonieuse, cohérente et constante sans défaut. Le sens le plus répandu c’est : l’ensemble des décisions et des initiatives régulières prises pour gérer des affaires d’une manière convenable. Vu comme nom, le terme politique désigne la gestion des affaires de l’état, c’est-à-dire les lois, l’ensemble de comité, institutions et organismes en rapport avec l’état islamique ayant pour mission d’instaurer un état, le gérer, le protéger et réaliser ses objectifs. A partir de ce sens de la politique et de l’ordre et en s’appuyant sur la réalité politique islamique au temps du Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) et ses compagnons (puisse Dieu soit satisfait d’eux) on peut relever les caractères du régime politique islamique.

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[title size= »h3″]Les caractères du régime politique islamique.[/title]

1) Si le mot politique désigne veiller sur les intérêts des gens et les protéger du mal, la politique devient par conséquent adoration (de Dieu), puisque selon l’islam il est du devoir de chaque musulman et musulmanes de veiller sur les intérêts de tous. Le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui dit : « Qui ne se préoccupe pas des affaires des musulmans n’est pas de moi ». Il est du devoir de celui qui détient le pouvoir dans un pays musulman de considérer la politique comme une prière qui le rapproche de Dieu.
2) Le Prophète (paix et salut de Dieu sur) dit : « le serviteur des gens est leur maître». A partir de ce hadith et de ce qui précède on voit que la politique islamique consiste à servir les musulmans et à veiller sur leurs intérêts.
3) Le régime politique islamique repose sur la concertation. Dieu, gloire à Lui, dit « Et consulte-les à propos de l’affaire. » Le Prophète nous a donné de merveilleux exemples dans la concertation avec ses compagnons dans différents situations. Ses compagnons (que Dieu soit satisfait d’eux) ont marché sur les pas du Prophète dès sa mort car c’est en se concertant tous qu’ils ont choisi le successeur du Prophète (paix et salut de Dieu sur lui).
4) La politique du prophète et de ses compagnons après lui ne se fondait pas sur des discours. C’était une politique réaliste qui appliquait ce qu’elle disait. Le régime islamique demeure un régime réaliste qui s’applique sur la réalité et non des idées et de formules théoriques rééllement inapplicables. La vie réelle des musulmans reflète la nature du régime politique islamique, son environnement définit ses objectifs et son temps fait sa couleur. Dès lors, nous devons insister sur certaines choses pour que s’applique la politique telle que la voit la religion islamique.
5) Pour que s’applique La politique islamique : (PAGE 49)
Pour que se réalise la conception islamique de la politique, Il faut insister
a) que le réalisme politique ne veut d’aucune manière dire abdiquer et se soumettre.
b) Que le réalisme politique ne veut pas dire exploitation : « la fin justifie les moyens. »
c) Que le réalisme politique ne veut pas dire pragmatisme, tous les moyens sont bons tant qu’il y a profit.
d) Que le réalisme politique ne veut pas dire l’utopisme, qui fait confiance aux lois et aux valeurs morales, et qui considère la conscience humaine comme le juge suprême dans les affaires morales. Mais que la réalité prend en considération l’imperfection de l’homme, et qu’elle essaie de le rapprocher à travers une politique religieuse de ce qui est licite.

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[title size= »h3″]La concertation : un principe fondamental dans le régime politique islamique.
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Nous avons dit tout à l’heure que le régime politique islamique se fonde sur la concertation. Le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) nous donné de merveilleux exemples de la concertation et ce dans plusieurs situations, à titre d’exemple lorsqu’il a consulté ses compagnons dans la bataille de Badr, ou dans la préparation de l’armée islamique pour la bataille d’Uhûd, appliquant ainsi la parole du Tout-Puissant : « « Et consulte-les à propos de l’affaire. » cependant, il y a des règles pour la concertation :
a) Tenir le coran et la sunna comme référence.
b) Le prince est directement responsable de protéger la religion, et de la politique de l’état.
c) Partager l’intérêt recherché par la concertation.
d) Partager la responsabilité dans la propagation de la religion et de son application.
e) L’absence d’une loi dont l’application est obligatoire à propos de l’affaire sujette de la concertation.
f) Personne ne peut se dire le seul capable de discerne la vérité fût-il le plus savant de tous les habitants de la terre.
g) Qu’un individu seul est incapable d’être averti de toute chose.

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[title size= »h3″]Le Califat est le régime politique islamique[/title]

Après la mort du prophète (paix et salut de Dieu sur lui), le régime politique qui s’est installé est celui de le Califat., ce mot résume d’ailleurs le régime politique islamique. C’est ce qu’a dit le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) dans ce hadith : « La prophétie restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand Il le voudra. Il y aura alors un Califat sur la voie prophétique qui restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand Il le voudra. Il lui succédera alors le pouvoir âpre qui restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand Il le voudra. » Toutefois, il y a des conditions pour se réalise le Califat, entre autres desquelles nous citons :
a) Celui tiendra ce poste doit réunir toutes les conditions nécessaires et indispensables.
b) Que ce poste lui soit attribué de manière légale.
c) Qu’il applique les lois islamiques et protège la religion.
d) Qu’il doit gérer la vie des musulmans et préserver leurs intérêts en respectant les lois islamiques.
Al Mâwardi la définit comme suit : « Al Imama » existe pour succéder à la prophétie dans la protection de la religion et la gestion des affaires du monde. » L’imam des deux Grandes Mosquées la définit comme suit :« Al Imama est une guidance totale et une gouvernance générale qui concerne les cas spéciaux et les cas généraux en ce qui relève de la vie et de la religion. En s’appuyant sur ces définitions, on comprend que la Califat repose sur la vie et la religion et non comme la démocratie qui s’occupe de la vie et néglige la religion. Selon le consensus, il y a des conditions qui doivent se réunir dans le Calife : la justice, la sagesse, la bonne santé, le courage et qu’il soit de Quraych. Le Calife n’est pas un roi aux pouvoirs absolus. Le mot Califat signifie la modestie, l’Imam qui dirige et qui doit être un exemple à suivre dans l’application des lois islamiques, et dans la bienfaisance. C’est aussi le prince qui donne les ordres et aux sujet de lui obéir tant qu’il ne désobéit pas à Dieu. Tous ces titres montrent la grande importance de cette personne. Comme nous l’avant dit précédemment, le régime politique islamique repose sur un pacte social entre les membres du peuple, comme c’est le cas dans les régimes politiques démocratiques, sauf que différemment de ce dernier le Califat s’appuie sur les lois islamiques et puise sa constitution dans le coran et la sunna, d’ailleurs beaucoup de preuves affirme cela :
1) L’existence de preuves qui parlent de la Califat et du Calife, ses droits et devoirs ce qui montre que la notion de Califat est légale.
2) Ce genre de régime n’était pas connu chez les musulmans ni connu par les autres civilisations, les perses ou les byzantins. Cela montre que ce régime est puisé dans la Charia
3) L’initiative prise par les compagnons du Prophètes (paix et salut de Dieu sur Lui) d’installer le Califat (eux qui connaissent la religion mieux que quiconque)
4) Al Abbass a demandé à Ali de demander au Prophète qui lui succèdera après sa mort, montre que les compagnons savaient bien qu’il doit y avoir un successeur au prophète (paix et salut de Dieu sur Lui)
Tous ces indices prouvent bien que le Califat s’est installée immédiatement après la mort du Prophète (paix et salut de Dieu sur Lui) et s’est poursuivie sans interruption, puisée dans la Charia, sans que les gens n’interviennent dans ses critères ni dans ses affaires. Le Califat protègera les gens et préservera leurs intérêts si se réunissent les conditions que nous venons d’évoquer dans un individu. (page 50)Il y a plusieurs moyens de désigner in Calife : Il faut s’assurer que toutes les conditions se trouvent en lui, et ça s’appelle réaliser le « Manath » dans la personne élue. S’il y a plus d’un élu, alors il y aura un concours pour sélectionner le meilleur pour son époque. Mais pour que se réalise en lui le Manath, il y a deux choses : la première c’est de voir si la personne qu’on veut faire Calife répond aux conditions qu’on vient d’énumérer ci-haut et cette décision revient au Lois islamique ; la deuxième, voir si ces conditions ne trouve pas dans quelqu’un parmi les gens, dans ce cas, la Manath est la connaissance de la personne et son état. Il y a quatre méthodes, évoquées dans le Califat sage, de devenir Calife, Le consensus puis la concertation entre eux puis le serment d’allégeance, ici il n’y a pas de mal s’il y divergence d’opinion à condition de parvenir à un accord à la fin. Cela est arrivé dans l’élection de Abou Bakr et de Ali Ibn Abi Taleb (que Dieu soit satisfait d’eux). La deuxième est que le Calife mourant désigne son successeur qui doit présenter les caractères nécessaires et après consultation des savants. Cela s’est passé avec Abou Bakr qui a désigné Oma Ibn Al Khattab après avoir consulté les savants. La troisième c’est que la Calife désigne un groupe restreint de gens qu’il juge dignes pour une telle responsabilité. C’est ce qu’a fait Oma Ibn Al Khattab quand il a laissé l’affaire entre Othman Ibn Affan, Ali Ibn Abi Taleb, Abd’Arrahman Ibn Aouf, Talha Ibn Azzoubair et Saad Ibn Abi Wakkas. Les compagnons dont le Prophète était satisfait quand il est mort. Les savants ont concerté et ont choisi Othman. An’Nawawi (puisse Dieu le recevoir avec son indulgence) dit : les musulmans sont convenu que si le Calife se voit mourant, et même avant cela, il lui est permis de désigner son successeur comme a fait Abou Bakr ou s’en abstenir comme a fait le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) Il y a consensus à accepter la désignation de Calife par son prédécesseur, à défaut de cela il est possible aux savants de désigner le Calife. Ils sont convenus aussi qu’il est possible au Calife de désigner un groupe pour le faire, comme a fait Omar avec les six et sont convenus que les musulmans doivent désigner un Calife. Toutes ces méthodes ont en commun deux conditions : que le Calife présente les conditions requises, et l’accord des savants éminents. Cela ne veut pas dire que les autres méthodes ne sont pas utilisées. Toutes les méthodes en fait sont bonnes à condition qu’elles ne contrarient pas les lois islamiques et qu’elles permettent de réaliser cela. Celui qui dirige un pays islamique a des devoirs particuliers et des devoirs d’ordre général. Ces derniers constituent l’ensemble des devoirs assignés à l’ensemble des musulmans. Les devoirs particuliers sont : la protection de la religion, préserver les intérêts mondains et légaux des musulmans, et empêcher ce qui peut leur nuire.
Al Maroudi a évoqué les devoirs du Calife, qui sont au nombre de dix :
1) Préserver la religion avec ses origines et ce à quoi sont convenus les anciens de la nation.
2) Appliquer les lois dans les antagonistes et arrêter les conflits pour que règne l’équité.
3) Instaurer la sécurité et défendre les femmes pour que les gens puissent se déplacer en toute sécurité.
4) Appliquer les limites de Dieu pour qu’elles soient protégées et ainsi que les biens des gens qu’on en abuse.
5) Combler les défaillances et préparer une force défensive pour se protéger des ennemis.
6) Combattre les ennemis de l’islam..
7) Les impôts et l’aumône sans crainte ni agression.
8) Evaluer les dons et ce dont a besoin la Caisse des musulmans ( bayt al mal)sans gaspillage ni parcimonie.
9) N’utiliser que des gens sûrs et sages dans les affaires et dans tout ce qui concerne l’argent.
10) Il contrôle lui-même les affaires et l’état des gens pour les protéger et il ne compte pas sur les autres pour s’adonner aux plaisirs ou se préoccuper de prière. Car Il peut être trahi par ceux en qui il a mis toute sa confiance.
Voici les droits des gens sur celui qui prend à sa charge leur responsabilité. Quant à lui, il a ses droits sur ses sujets. Comme di Al Mawardi : si l’Imam fait ce que j’ai dit alors quitte devant des droits de ses sujets. Il a alors sur ses sujet les droits suivants : l’obéissance et le soutien tant qu’il ne change pas. C’est ça le régime politique islamique, un régime dont les fondements sont puisés dans la religion islamique. Un régime qui s’appuie sur le Coran et la Sunna prophétique. Un régime dont le principe est de veiller sur les intérêts des gens et les protéger de tout ce qui peut leur nuire. Un régime que le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) et ses compagnons ont posé les fondations. Un régime qui se base sur la concertation, la justice et l’égalité.

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