Les spécificités de la sharia islamique
08/21/2016
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L’orientaliste David Santillana écrit dans son livre du L’héritage de l’Islam: «Nous essayons en vain de trouver des bases unifiées où les législations orientales et occidentales convergent (l’islamique et la romaine). La sharia islamique dont les principes sont fixes ne peuvent être retournés ou attribués à nos législations parce qu’elle est une loi religieuse qui change nos idées».
« Comme la loi islamique vise l’intérêt de tout le monde, elle est donc évolutive par opposition à notre religion dans certains aspects. Puisque elle prend pour base la dialectique et la langue, elle est n’est certainement pas rigide. »
Dans L’histoire des civilisations, Will Durant affirme: « Les principes de l’Islam, la morale, la législation, et la gouvernance ont tous pour base la religion. La religion islamique est la plus simple de toutes les religions et la plus claire aussi, elle a pour fondement le témoignage qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Muhammad est Son Messager. »
L’autre orientaliste français Maxime Rodinson qui était partisan des idées communistes a également écrit dans son L’héritage de l’Islam : « l’Islam a concilié entre l’appel pour une vie morale et les besoins du corps, des sens, de la vie et de la communauté. En somme, c’est une religion très proche de la religion naturelle dont croyait la plupart des hommes du Siècle des Lumières.
La Sharia se caractérise par certaines propriétés comme
Le réalisme : elle prend en compte la réalité des contribuables au moment de décréter des dispositions de la législation comme par exemple prescrire certaines atténuations comme le cas de la direction de la Mecque, recourir à de la terre quand il n’y a pas d’eau pour faire ses ablutions, pouvoir manger des repas interdits quand on y est obligé car Allah dit : « Il n’y a pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser ni transgresser. » (Al-Baqara : 173)
La modération : c’est-à-dire chercher des points d’équilibre entre deux opposés, c’est ce qui donne la force et la régularité. Ainsi la sharia incite à adopter le courage qui est compromis entre la lâcheté et la témérité et la dépense qui se situe entre l’avarice et de l’extravagance: « Ne porte pas ta main enchaînée à ton cou [par avarice], et ne l’étend pas non plus trop largement, sinon tu te trouveras blâmé et chagriné. » (Al-Israa : 29).
La sharia et le droit positif sont cohérents sur la peine assignée au contrevenant de ses dispositions dans la vie d’ici. Alors que le droit positif ne condamne pas l’homme dans l’au-delà, la sharia le fait combinant ainsi entre les deux.
La Sharia combine également entre la stabilité et la flexibilité. Elle est stable quant aux fondements et flexible dans les aspects secondaires. Ainsi la rigidité permet de protéger ses bases et la flexibilité de répondre aux évolutions de la société.
Il équilibre également entre les intérêts de l’individu et du groupe. Contrairement aux lois de l’homme, la sharia cherche à équilibrer entre les intérêts de l’individu et ceux du groupe et ne prévaut jamais l’un sur l’autre.

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