La vie sociale dans l’Islam
08/21/2016
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Dans son livre intitulé « L’approche de l’Islam dans la gouvernance », Léopold Weiss (alias Muhammad Asad) dit: «Le but des enseignements ne se limitent pas à la régulation de la relation entre l’homme et son Créateur, elle va au-delà de cela pour développer un système spécifique de comportement social que le musulman doit suivre comme une conséquence de cette relation. Le but ultime du message social de l’Islam est d’établir la justice sur terre. »
Thomas Carlyle a écrit dans son livre « Les héros »: « Je vois dans l’Islam l’un des plus nobles traits qui consiste à égaler toutes les personnes, c’est une vision juste et sincère. La vie du croyant est respectée partout dans le monde et les gens en Islam sont tous égaux. L’Islam ne fait pas de l’aumône une habitude sociable sinon un devoir absolu pour tout musulman et l’une de ses bases. Tout ceci est vraiment sublime, c’est la voix même de l’humanité, de la miséricorde, de la fraternité et l’égalité.
L’orientaliste anglais Hamilton a écrit dans « Etudes de la civilisation de l’Islam »: « Les enseignements apportés par Muhammad étaient essentiellement une réalisation à nouveau des principes moraux partagés par les religions monothéistes. Ainsi il a renforcé le sens de la fraternité entre tous les membres du groupe islamique et insiste sur le fait qu’ils sont égaux en termes de valeur humanitaire innées sans prêter de l’importance à leur statut social, leur richesse qui marquait la différence entre eux.
L’orientaliste français Emile Dermenghem dit dans son livre, La Vie de Mahomet: «Il ne fait aucun doute que l’Islam a soulevé le statut des femmes dans les pays arabes et a amélioré sa situation. »
Durant dit: « L’Islam a soulevé le statut des femmes dans les pays arabes, a mis fin à l’infanticide des filles et a égalé entre les hommes et les femmes dans les procédures judiciaires et l’indépendance financière. L’Islam lui a permis aussi de travailler dans tout ce qui est halal et de garder pour elle ses biens, hériter et agir librement dans son héritage. La religion islamique a supprimé l’habitude arabe qui consistait à transmettre les biens des femmes à leurs pères, il concède à la femme la moitié de l’héritage de l’homme et a défendu marier les filles sans leur consentement.
Sigrid Hunke écrit dans son livre célèbre « Le soleil d’Allah brille sur l’Occident »: «Le respect et l’intérêt des Arabes pour le monde des femmes se manifeste clairement dans l’abondance de parfums et les types de décorations qui, même s’ils n’étaient pas méconnus, sentaient la richesse aromatique de l’Orient et les méthodes de qualité supérieure de leurs préparations… »
Elle dit aussi : « La femme dans l’Islam occupait un statut plus élevé et supérieur à celui occupé dans l’époque de l’Ignorance. Khadija la première épouse du Prophète, paix soit sur lui, -qu’Allah la bénisse- qui a vécu vingt-quatre ans avec lui n’avait-elle pas une grande personnalité et un grand statut et pouvoir dans sa société? Le prophète lui avait permis d’apprendre davantage en science et en connaissance exactement comme les hommes et était devenue un grand exemple pour les femmes arabes.
Le système social dans l’Islam est basé sur l’intégration entre l’individu mâle et femelle, chacun a un message spécifique et se complètent mutuellement. La vie collective des gens est basée sur l’intégration et non pas le conflit, l’individu musulman doit aimer pour son frère ce qu’il aime pour lui-même car les musulmans sont comme un seul corps, l’un complète l’autre. La vie du riche et du pauvre est fondée en fonction de leur intégration et leur solidarité et non pas sur l’envie, la haine et la lutte des classes comme c’est le cas dans les sociétés capitalistes contemporaines. C’est la même chose quand à l’intégration des talents humains multiples qui se complètent les uns les autres ; un individu ne peut faire pour lui-même et tout ce dont il a besoin, mais c’est dans la communauté musulmane où se réalisent l’unification et l’entraide qui permettent d’accomplir les intérêts du monde et l’au-delà.
Dans ce sens, l’intégration caractérise l’ordre social dans l’Islam et réalise la force de liaison entre les membres de la communauté sur la base de la piété qui purifie la relation du musulman avec Allah et développe la relation entre le musulman, ses frères, sa communauté et sa nation.
A partir de là, on arrive à atteindre la fraternité qui est le lien solide entre croyants, Allah Tout Puissant dit : « Les croyants ne sont que des frères. » (Al-Hujuraat : 10). Dans son livre intitulé « La jurisprudence de la fraternité dans l’Islam » le Dr Ali Abdel-Halim Mahmoud explique que la fraternité dans le chemin d’Allah est le premier pilier dans la construction de la société. C’est ce qu’a fait le Prophète, paix soit sur lui pour fonder la communauté musulmane à Médine et c’est le chemin le plus sûr pour construire une bonne société musulmane en tout temps et lieu. En fait, il n’y a pas meilleur qu’aimer les autres en prenant Allah pour témoin.

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